On a presque tout dit (et son contraire …) sur la communication. Elle est portée au pinacle ou vouée aux gémonies. La communication a, comme le langage, à la fois les valeurs utilitaires du partage des informations ou de l'échange et la valeur communautaire de la rencontre avec l'autre. La communication, comme le mode de traitement simplifié (car univoque) qu’est l'information (terme désignant en fait surtout un contenu), veut être apport de connaissance, quête d'une vérité, mais peut-être aussi mensonge ou manipulation.
Les usages réducteurs de la "com", alors que s'accélèrent le foisonnement et l'appropriation individuelle des médias numériques, suscitent encore plus de dénigrements, souvent fondés s’agissant de la qualité et de la fiabilité des données. S’y ajoutent des craintes sur le mélange des registres, la confusion des finalités, aussi des doutes sur cette civilisation de la communication, où la société de l’information prospère dans un monde de défiance.
Arrêtons-nous un instant pour nous regarder (ou nous entendre…) communiquer.
Au prix d’une analyse sérieuse, les différents modes de communication méritent chacun critiques et réhabilitations. Donc, plus de compréhension réciproque entre des mondes aux préoccupations différentes, qui s’interpénètrent de manière quelque peu désordonnée. Aussi, plus de clarté pour dissiper la suspicion du public à l’égard des pratiques de communication, tant des décideurs, des politiques, que des journalistes.
Les communications du monde des acteurs économiques, des entreprises qui commercent sur des marchés concurrentiels, qu’elles soient opérationnelles ou porteuses d’images organisationnelles, ont fait la preuve de leur efficacité, même si les systèmes de valeurs changent et que l’on attend plus d’éthique et plus d’innovation. Même si, à l’heure du développement durable, on peut s’inquièter des tentations d’un marketing simpliste à généraliser le modèle consumériste.
Entre, d’un côté, les émetteurs responsables de la parole publique, qu’elle soit institutionnelle sous l’égide d’intérêts généraux, d’ailleurs entre eux conflictuels, ou qu’elle soit politique, avec tout le discrédit que suscitent les écarts de communication entre conquête et exercice du pouvoir et, de l’autre côté, les citoyens, peu pris en considération comme des "récepteurs" actifs, les progrès vers des communications authentiques, plus portées à dialoguer ou à associer aux décisions, sont d'une urgente utilité pour le devenir de la démocratie.
Les initiatives citoyennes de la société civile, soit organisée notamment en associations, soit spontanée et en rupture avec les collectivités, paraissent se méfier de ces mélanges de pub, sondages et médiatisations sommaires qui sont dénoncés comme "démocratie de l’opinion". On invente des modes de communication, qui vont du consensus humanitaire à la contestation violente. On s’essaie à militer avec les nouveaux usages des médias à l’ère du web.
Face à ces concurrences d’origine institutionnelle ou citoyenne et face aux "journalismes", éditeurs ou producteurs amateurs, les médias professionnels ont à refonder les exigences de leurs métiers, préserver leur indépendance rédactionnelle et contribuer à la qualité des contenus. La diffusion de l’information doit, plus que jamais, confirmer ses principes éprouvés, mais accepter, dans la relation à ses destinataires, la richesse de l’échange de la communication et celle du débat contradictoire dans la quête de la vérité.
Progresser vers de tels objectifs, en partant des acquis des meilleures études et recherches, suppose une réflexion approfondie entre, à la fois les maîtres d’ouvrages ou les bénéficiaires de la communication de ces cinq "mondes" et les professionnels. Il paraît utile de se livrer à une évaluation réfléchie, à une confrontation des analyses et à un partage des enseignements dans chacun des cinq domaines de communication :
• Cup communication d’utilité publique (faite au nom de l’intérêt général, consacré par la loi)
• Cpol communication politique (de la conquête et de l’exercice des pouvoirs)
• Ceco communication économique (des entreprises sur des marchés concurrentiels)
• Cmed communication des médias (de diffusion de l’information et de l’édition du savoir)
• Ccit communication citoyenne (des associations et des initiatives de la société civile)
Les échanges et les recherches lors de rendez-vous annuels, en respectant les intérêts ou les finalités propres, en reconnaissant des stratégies d’influence distinctes, à tous les niveaux (local, national, européen, mondial), doivent avoir pour objet de mettre en évidence, pour toutes ces communications, qui irriguent la vie de la collectivité, des qualités communes ou différentes, quelques synergies dans les savoir-faire, mais aussi des points d’achoppement et des démarches ou des déontologies spécifiques.
Dans chacun de ces cinq domaines, les participants seront invités à faire un bilan annuel des évolutions, d'abord des progrès et des obstacles endogènes à leurs propres modes de communication, ensuite dans les inter relations qu'ils entretiennent avec les quatre autres communications.
L’analyse et le traitement des crises, parfois majeures, survenues en matière de communication et qui jouent un rôle de structuration sociale, soulèvent des questions de responsabilités.
Aussi une approche "multidisciplinaire" et plus coopérative permettrait d’éclairer de nouveaux chemins et aussi, au-delà des conflits d’intérêts, de mieux servir les intérêts généraux dans le développement mutuel.
Les rencontres (ouvertes à des observateurs et invités européens) des communications publiques, politiques, économiques, médiatiques, citoyennes veulent proposer des assises annuelles des cinq communications, à caractère interprofessionnel, sérieusement préparées (dans chacun des domaines de communication, par des groupes et forums autour du site «rvdes5c.com»), donc avec plus de références à une "société savante " (virtuellement reliée) que de concessions à une manifestation spectaculaire.
Une association, selon la loi de 1901, « Le cercle des 5 communications » est créée pour faire vivre ces objectifs, susciter ce réseau à cinq branches et être le garant éditorial de la manifestation annuelle.
I - FORMATION ET OBJET DE L'ASSOCIATION
Article 1 – Sous la dénomination de " Cercle des 5 Communications " ou de " Cercle des 5 C", les personnes... constituent un cercle de partenaires sous forme d'association selon la loi du 1er juillet 1901.
Article 2 - L’association a pour double objet :
1. Reconnaître les finalités et les modes spécifiques des 5 communications et entreprendre toute action concourant à des échanges et à une compréhension collective globale.
2. Tenir un "rendez-vous des 5 communications" annuel
Cet objectif primordial est de provoquer, pour la première fois, une réflexion approfondie croisée entre les maîtres d’ouvrages ou les bénéficiaires des communications de ces cinq "mondes" et les professionnels qui y interviennent.
………….
Article 6 - L'association se compose de personnes physiques, maîtres d’ouvrage responsables ou maîtres d’œuvre et experts dans l’un des cinq domaines de communication, qu’ils adhérent au titre de leur expérience personnelle ou en tant que représentant d’une personne morale intéressée par le double objet de l’association.
Les membres peuvent être:
1°) outre les membres ayant déposé les statuts, les personnalités à l’initiative du "Cercle des 5C" et du "RVdes5C", qui constituent le Comité de pilotage et qui versent, au moment de leur adhésion, une cotisation, dont le montant et la durée de validité, tant pour les personnes physiques que pour les personnes morales représentées, sont fixés par le Conseil administrant l’association; cette cotisation ouvre droits de participation à la manifestation du"RVdes5C" ;
2°) les membres associés comme partenaires permanents s’inscrivant, soit dans le Comité de la recherche et de l’enseignement, directement intéressés par la réflexion du Cercle et par le "Rendez-vous des 5 communications" (groupe Sciences-Po, groupe EFAP, groupe HEC, CELSA,… écoles de journalisme, personnalités universitaires, membres du CNRS, du CEVIPOF, instituts…), soit dans le Comité des conseils et agences, professionnellement appelés à intervenir dans les cinq domaines de communication ; ces membres sont susceptibles de faire des apports en nature pour le fonctionnement de l’association ou pour la réalisation des rencontres annuelles ou d’acquitter des cotisations de soutien qui ouvrent droits de participation à la manifestation du"RVdes5C" ;
3°) les membres associés des groupes assurant des relais et proposant des rapporteurs pour les cinq Collèges de parrainage appartenant aux cinq "mondes" des :
• institutions publiques : administrations, corps constitués, juridictions, collectivités territoriales, autorités de régulation…;
• élus, instances politiques, identifiés avec les bureaux et groupes politiques de l’Assemblée Nationale, du Sénat, des AMF, ADF, ARF (association des Maires de France, des Départements et des Régions de France), ainsi qu’avec les organisations ou "clubs de réflexion" politiques;
• acteurs économiques et sociaux, appartenant notamment au Conseil Economique et Social ou représentés dans des organisations professionnelles (MEDEF, AFCCI,…) ou syndicales, ainsi que des dirigeants d’entreprises ou des analystes de leurs activités;
• médias et de l’édition, fédérations, syndicats et organisations de l’édition, de la presse, du livre, des médias quels qu’ils soient, des journalistes ou techniciens, des producteurs de l’audiovisuel et du cinéma, ainsi que des organes régulateurs de leurs activités;
• mouvement associatif, fédérations ou regroupement d’associations (FONDA, CPCA, …), des ONG, des associations reconnues, agrées, présentes au CES, ainsi que des autorités indépendantes, des instances militantes intervenant sur toutes les formes de la citoyenneté ;
Ces membres acquittent une cotisation d’un montant symbolique fixé par le conseil ou en sont dispensés s’ils exercent une fonction de rapporteur ; toutefois les subventions versées peuvent ouvrir droits de participation à la manifestation du"RVdes5C".
………….
II - RESSOURCES ET ADMINISTRATION DE L'ASSOCIATION
Article 10 - Les ressources de l'association proviennent :
- des cotisations versées par les membres du Comité de pilotage, selon les dispositions du 1° de l’article 6 ;
- des cotisations ou versements de soutien effectués, au titre des partenariats permanents, par les personnes morales liées aux deux comités définis au 2° de l’article 6 ;
- des subventions des membres associés dans les groupes relais définis au 3° de l’article 6 ;
- des subventions accordées par l'Etat et d’autres collectivités publiques ;
- des soutiens financiers versés au titre de parrainages associés aux manifestations ou publications de l'association ;
- des intérêts et revenus des biens et valeurs à l'association ;
- de toute autre ressource autorisée par la loi.
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Article 18 - Le Conseil du Cercle des 5 C remplit les fonctions d’un conseil d'administration. Il se compose de 15 membres au moins et de 30 membres au plus, nommés pour 30 mois, qui sont rééligibles.
………….
Article 21 - Le Bureau du Cercle des 5 C se compose de 15 membres au plus, dont le président, si possible des vice-présidents représentant les cinq communications, le secrétaire général et le trésorier.
Les membres du Bureau sont nommés pour 30 mois par le Conseil. Ils sont rééligibles.
………….
Article 27 - Un règlement intérieur, préparé par le Conseil et approuvé par l'assemblée générale, peut déterminer les détails d'exécution des présents statuts